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Château Grand Plantier - Cotes de Bourg - Vin bio

Vins&Terroirs Authentiques

N°73 Eté-Automne 2013

Châteaux Grand Plantier et La Mesteyrie de Monconseil - Cotes de Bourg et Blaye Cotes de Bordeaux - vin bio

Le Guide CARITE des bonnes adresses du vin bio et biodynamique 2013-2014

Magazine ELLE du 07 Septembre 2012 - Bordeaux et sa région

Château La Mesteyrie de Monconseil - AOC Blaye Cotes de Bordeaux - vin bio

VIGNOBLES & GASTRONOMIE (magazine) - 1er semestre 2012

Châteaux Grand Plantier et La Mesteyrie de Monconseil - vin bio - AOC COtes de Bourg et Blaye Cotes de Bordeaux
Château Grand Plantier - Cotes de Bourg - vin bio

 

 

 

 

Le guide CARITE des bonnes adresses du vin bio 2011 - 2012

 

Association Minga - Article du 18 janvier 2011

 

http://www.minga.net/spip.php?article415

 

http://www.minga.net

 

Laure et Thierry, des vignerons indépendants !

Le carnet de route de Marie Morgane – article du 18 janvier 2011

On nous dit souvent : « mais les membre de Minga, c’est qui ? Qu’est-ce qu’ils font ? Pourquoi sont-ils membres ? » Il serait très simple d’inviter tout un chacun à en discuter avec eux directement. Mais, éparpillés aux quatre coins de la France, dans des métiers des plus variés, les membres de Minga ne se rencontrent pas si facilement ! C’est pour cela que Marie Morgane est partie à la rencontre des uns et des autres pour vous raconter leurs vies, leurs parcours, leurs engagements, leurs métiers... et la raison de leur adhésion à Minga. Ce carnet de route a commencé fin 2010 avec Laure et Thierry Gardebois, vignerons indépendants et engagés pour une viticulture biologique.

Côte de Blaye, Côte de Bourg. Les noms sont connus, les arômes imaginés, chacun sait que ce sont des vins dits « de Bordeaux ». Mais la région est vaste, les terroirs fort variés, quels sont ceux qui peuvent sans se tromper placer Blaye et Bourg sur une carte d’Aquitaine ?

Depuis Bordeaux, il suffit de passer le pont, d’enjamber la large Gironde, déjà divisée en deux là où les ponts la rendent franchissable. La Garonne tout d’abord, puis la Dordogne. Chaque paysage nous ennivre toujours un peu plus, courte escapade de quelques kilomètres dans l’Entre-Deux-Mers, puis la route de Bourg nous fait délaisser à notre droite ces quelques noms, Lalande Pomerol, Saint Emilion, Fronsac ; et traverser un grand territoire de Bordeaux Supérieurs et de Bordeaux. La route se rapproche peu à peu de l’estuaire de la Gironde, nous découvrons d’un côté le fleuve sombre et agîté, de l’autre les vignes flamboyantes, vêtues de leurs chaudes couleurs automnales. Peu avant Blaye, peu après Plassac, nous longeons quelques coteaux avant d’atteindre notre destination. C’est ici, entre Blaye et Bourg, que Laure et Thierry Gardebois vivent et cultivent la vigne. De leur travail naissent chaque année des vins de ces deux terroirs, le 1ère Côte de Blaye Château La Mesteyrie de Montconseil, cultivé et produit à Plassac et le Côte de Bourg Château Grand Plantier, cultivé et produit à Samonac. La reprise des domaines date de 1993, et le passage à l’agriculture biologique suit rapidement en 1997. Non contents de produire du vin avec du raisin respectant la certification AB, Laure et Thierry Gardebois adoptent rapidement la charte privée de l’organisation interprofessionnelle FNIVAB, qui défend le concept de vin bio, de la culture du raisin jusqu’aux procédés de vinification. Laure et Thierry, s’ils évoquent la crise viticole traversée depuis plusieurs années par bon nombre de producteurs de vin, préfèrent lors de notre rencontre parler de leur métier avec un enthousiasme sincère. Être vigneron, nous explique Laure, c’est être artisan, même si les volumes sont importants et que la monoculture de la vigne règne désormais sur une grande partie du territoire girondin. Laure et Thierry nous expliquent à quel point le travail dans les vignes, tout particulièrement en agriculture biologique, nécessite une présence constante dans les champs, une observation minutieuse des éléments, de la météorologie notamment, mais aussi de l’attention, de l’anticipation. Cette approche diffère de la production conventionnelle par la synergie retrouvée entre le vigneron et ses plantes.

Au delà de la culture des vignes, le vigneron fabrique, transforme et vend son vin ; Laure et Thierry ont choisir d’être artisan dans chacune de ces étapes. Aujourd’hui, pour valoriser leur travail et diversifier leur activité, ils envisagent de développer de nouvelles activités sur leurs domaines, l’objectif étant entre d’autres de faire découvrir leur métier et leurs vins aux citadins, encore trop frileux à leur goût lorsqu’il s’agit de poser le pied sur la terre. Ainsi un accueil paysan devrait ouvrir prochainement sur l’exploitation de Plassac, structure permettant la vente de produits aux visiteurs. L’autre initiative, un camping à la ferme sur le domaine de Samonac, devrait également voir le jour.

En adéquation avec le fonctionnement d’une économie équitable à toutes les étapes de leur travail, Laure et Thierry ont décidé d’adhérer à l’association Minga il y a quelques années. La découverte de l’association ne s’est pas faite par hasard, et l’adhésion pas sur un coup de tête. Venus à paris pour tenir un stand sur un marché paysan installé au bord du canal de l’Ourcq, à l’occasion d’un événement organisé par la Confédération Paysanne, Laure et Thierry ont fait connaissance avec des adhérents Minga. De fil en aiguille, les adhérents sont devenus des amis, et les Gardebois des adhérents aquitains de l’association Minga.

Marie Morgane

- Pour découvrir d’autres articles de Marie Morgane : Délices et décadence le blog

- Pour découvrir Laure, Thierry et leurs vins :
EARL Gardebois Galidie
10-12 route de compostelle
33390 Plassac,
05 57 42 35 22
EARL Gardebois Galidie comprend 2 domaines agricoles Bio :

- Château Grand Plantier, domaine de 4 Ha, en AOC Côtes de Bourg
- Château La Mesteyrie de Monconseil, 5 Ha, AOC 1ères Côtes de Blaye.
Et comment on y va

 

 

 

 

 

Journal quotidien Haute Gironde - Article du 06 mars 2009

 

www.hautegironde.fr/actualite/viewArticle.php?idArticle=439

 

  

Vin biologique. Le bio a le vin en poupe
Laure et Thierry Gardebois sur leur domaine de Plassac
Les produits issus de l'agriculture biologique suscitent l'intérêt grandissant des consommateurs. Un succès qui se confirme aussi dans les chais, exemple avec Laure et Thierry Gardebois qui produisent du vin bio à Plassac et Samonac depuis plus de dix ans

Il y a seize ans, Laure et Thierry Gardebois ont décidé de donner un nouveau cap à leur vie, alors qu'ils approchaient la quarantaine. Elle : comptable, lui : gestionnaire de stock informatique, le couple a pris le pari d'une nouvelle vocation, celle de conduire un vignoble dans le Bordelais. En 1993, Thierry et Laure ont d'abord repris le domaine du Château Grand Plantier à Samonac, 4 hectares en Côtes de Bourg , ceux dirigés jusque-là par les parents de Laure. Des vignes auxquelles s'ajoutent celles du Château La Mesteyrie de Monconseil, à Plassac, 5 hectares en Premières Côtes de Blaye. C'est là que le couple a bâti son nid, au coeur de la vallée du Brouillon, entre langue d'oc et langue d'oil.

«Le regard des gens sur le bio a évolué»

Un panorama naturel qui a peut-être inspiré ces vignerons lors de ce qui constitue leur seconde vie professionnelle. «Depuis le départ, nous avons conduit notre vignoble en lutte raisonnée, en ne traitant la plante que lorsqu'elle en a besoin et en maximisant les observations» explique Laure Gardebois. Une limitation des produits chimiques qui leur paraissait «évidente, nous avions cette sensibilité-là. Peut-être aussi parce que nous n'étions pas conditionnés par le système, sans a priori»
Il n'a fallu que quelques années de plus pour convaincre les propriétaires de franchir une étape supplémentaire. La conversion de leurs vignes en culture biologique a démarré en 1997, et leur première cuvée estampillée bio est sortie en 2000. «On en a réfléchi longuement, cela semblait la suite logique. Pour nous la lutte raisonnée n'allait pas assez loin, on a vite pris conscience de la quantité des produits chimiques utilisés jusque-là» renchérissent Laure et Thierry, qui douze ans plus tard ne regrettent pas ce choix. «Aujourd'hui, l'attitude des consommateurs nous conforte dans notre choix. Le bio, c'est aujourd'hui un vrai acte d'achat, la demande est réelle» poursuit le couple qui participe régulièrement à des foires et salons de produits biologiques. «Le regard des gens sur le bio a évolué, ils posent beaucoup plus de questions, ils sont curieux et veulent être sûrs de ce qu'ils boivent» assure Laure Gardebois, fière aussi que les vignerons bio obtiennent enfin une certaine reconnaissance.

Export et oenotourisme

Une réputation qui dépasse aussi les frontières, c'est d'ailleurs à l'export que la demande en vin biologique s'est d'abord fait sentir. Vendus au Japon, en Corée du Sud, en Allemagne ou à Chypre, leurs vins profitent désormais d'un groupement de vignerons bio aquitains pour optimiser la distribution à l'étranger. En bordure de la propriété, le panneau d'accueil qui mentionne l'origine biologique du vin fait son effet, un label qui renforce aussi les valeurs de proximité et d'authenticité auprès des consommateurs. L'oenotourisme, c'est d'ailleurs la prochaine étape à franchir pour ces vignerons, l'aménagement d'une salle de dégustation, voire d'un gîte sont dans les cartons. Des ambitions raisonnées, fidèles à leur ligne de conduite.